« Je voudrais un poème sur la douceur de revenir vivre dans notre maison d’enfance. »
c’est comme si le bois craquait sous nos pieds avant même qu’on les
dépose
comme si la soupe
connaissait assez bien sa recette
pour se préparer elle-même
s’assaisonner jusqu’au bouillon
la recette déchirée tachée d’huile
restée bien sagement dans l’armoire
parce qu’on n’en n’a plus besoin
on n’en aura jamais plus
besoin
les odeurs reviennent en flocons
les souvenirs accrochés après comme des grains de poussière
tout s’accroche plus facilement l’hiver
le ménage a moins d’importance
est-ce qu’on vide la maison quand on la vend
ou est-ce qu’on propose aux gens de l’acheter telle quelle
souvenirs inclus
– Carolanne Foucher
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