« J’aimerais avoir une ode à la colocation. »
*Frédérique, j’avais mal lu ton texto et j’avais compris collation, pas colocation. It is what it is.
–
très jeune j’ai compris
que sur le chemin du bonheur
il n’y avait pas de compromis
aussi ai-je rapidement
écarté
tassé
du revers de la main
les inquisitions
de ces sociétés mortes en-dedans
qui voudraient nous faire croire
qu’on ne devrait manger
que trois fois
dans une journée
ode
aux collations
plaidoyer
en faveur
d’une rangée de Oreos
à 14h
défense féroce
des droits des grignoteurs
pour l’abolition
du dictat du napperon
il faudra
m’enchaîner
sous la torture
je le plierai pas
mon agenda politique
n’a jamais été caché
et tient en résumé
sur une napkin
que la journée
ne soit qu’un long repas
que nos vies soient mues
par les pickles
les craquelins
les chips au ketchup les crudités les amandes dans le chocolat
et que personne n’entrave
ce doux chemin de pavés dorés
entre mes collations
et moi
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