« J’aimerais avoir un poème sur une relation fusionnelle entre deux cousins. »
une poupée en plastique traîne par terre
il la ramasse et pique une course
le voyant arriver
son cousin lui sourit
ils connaissent le manège
ils se dirigent vers le salon
les planchers craquent
dans la maison de grand-papa
ils ralentissent le pas
vont sur la pointe des pieds
le plus vieux fait le guet
aucun adulte en vue
on dépose la poupée
sur le vieux poêle à bois
lentement mais surement
on remonte à l’étage
et par la trappe
qui sert à faire monter le chaud
on regarde tout en bas
pour récolter
le fruit de nos dégâts
la poupée fond
et le plastique fume
une odeur s’en dégage
et les cousins s’esclaffent
la petite soeur surgie
voit sa poupée Barbie
coulant sur le poêle noir
fige
sans mots
rougit
bleuit
une larme coule
un cri se trame
son visage tremble
sa lèvre supérieure
fait une grande vague
puis elle éclate
arrivent les parents
et les cousins
prennent la fuite
vers la chambre des maîtres
sous les manteaux
au beau milieu du lit
se font tous petits
et avec un peu de chance
personne ne les trouvera
ce n’est que le début
d’une longue malice
d’une amitié complice
pour Will et son cousin
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